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Biographie de Aude BRANCALEONI 
Nom d'artiste : Audalix

Expositions :

 

 

2006

 

Rue des arts à Barr

Festival international d’art de Ferrette

L’ allée des arts de Lallaye

Place des arts

Exposition permanente à l’auberge du Puits III de Gunstett

Exposition au salon de coiffure Carpe diem de Haguenau

Décoration de vitrine chez Mib’ s à Strasbourg

 

 

2005

 

Noël de la vallée à Than-villé

L’ allée des arts de Lallaye

Place des arts

Exposition au salon de coiffure Luis Kraemer de Haguenau

Quartier des arts de Strasbourg

Salon du dessin d’humour de Sélestat

 

Récompenses

 

2ème prix du jury au festival international d’ art de Ferrette

Silver Award pour mon site Web : www.artoucho.com

 

Presse

 

Reportage dans « Les petites mains » aux éditions Milan presse

 

 

 

 

Titulaire d’une licence d’arts plastiques (faculté de Strasbourg), j’ai installé mon atelier à domicile, dans le parc naturel des Vosges du nord.

 

Mes tableaux intitulés «  Lisières » et numérotés dans l’ordre de leur exécution  sont  issus de la même recherche plastique . Selon moi le  «  faire » est essentiel  dans l’art, et la poïétique  d’une œuvre est un questionnement fondamental pour l’artiste. Tous les faits et gestes d’un artiste concourent à l’organisation, la création et la réalisation pratique  de son travail. Le fait de  numéroter sans donner de titre particulier pour chacune d’elles, inscrit mes travaux dans cette démarche du « faire » et leur aspect usé, abîmé, les inscrit dans une notion temporelle que je trouve importante dans la pratique artistique.

 

Je travaille avec des matériaux de récupération pour la plupart de mes réalisations.

Les toiles que j’utilise sont brutes. Il s’agit souvent de vieux draps déjà usés par le temps, troués, déchirés , tâchés….

Les chassis en bois sont  constitués à partir de vieilles lattes de lit, des cadres récupérés qui n’ont plus d’usage en tant que tel  ou d’ancien chassis de fenêtre .

Les éléments constitutifs de mes peintures varient. Je réutilise toujours d’anciens dessins qui ne me conviennent plus et que je retravaille, des morceaux de brouillons, des photocopies retravaillées, des toiles de tableaux, des chiffons maculés de peintures…

 

Le vécu et l’usure des éléments  font partie intégrante de mon travail.

Les accidents après « achèvement » (je mets le terme entre guillemets car pour moi  une œuvre n’est jamais  vraiment achevée : est toujours en devenir) font partie de  la toile. Si une déchirure ou une tâche apparaît, je ne cherche pas à réparer les choses.

 

Mon travail passe par différentes phases techniques.

Je crée d’abord les éléments colorés de façon aléatoire sur support papier ou toile récupérée.

 

Ensuite, je découpe mes « fonds » colorés en carré de même dimension.

Ces « minis » tableaux sont alors assemblés sur la toile définitive. Pour l’assemblage je colle, ou je couds les carrés entres eux.

Une fois ces éléments  fixé sur la toile, je retravaille avec des jus plus ou moins opaque toute la surface de la toile pour une meilleure unité de l’ ensemble.

 

Toutes ces étapes du «  faire »  me paraissent aussi importantes que l’œuvre en elle même.

 

 

 

J’ai également amorcé d’autres recherches sur  l’aspect temporel  d’une création artistique.

Mes travaux sur bois vieilli  sont des petits formats . Je récupère de vieilles planches en bois pourries par l’humidité et rongées par les insectes.

Les traces du temps qui passe y sont très visibles. Je cherche à conférer à ces planches, un côté mystique, sorte d’image ancienne et préservée, une  d’icône de passé.

 

Paradoxalement, j’utilise un moyen technique contemporain puisque je colle  sur ces planches des photocopies couleur que je retravaille par jus brun (brou de noix) pour vieillir l’image. Cet écart temporel entre les différentes techniques (peinture traditionnelle sur bois et moyens techniques contemporains)

est récurrent dans nombre de mes travaux.

 

Ces tableaux représentent des paysages ou des visages, et non des abstractions comme dans les «  Lisières ». En effet dans les « Lisières » ce n’est pas le sujet de la peinture qui m’importe mais la peinture pour ce qu’elle est en elle même. Ici le figuratif apporte une identification au spectateur qui peut y projeter ses propres souvenirs et en faire ses icônes  personnelles.

 

 Je réalise également des sculptures que je désignerais plutôt comme des objets.

Dans ces réalisations en volumes, la couleur a une place beaucoup plus importante. Ces objets évoquent en moi un côté enfantin, qui ne s’exprime pas dans mes réalisations bidimentionnelles.

 

Ces objets s’intitulent tous « Grumos »,  ce terme a été choisi pour son côté rigolo évoquant le grumeau , petite masse de matière agglomérée.

Un prénom différent est donné a chacun des Grumos,  la personnification « de ces créatures bizarre et non humaine » crée un décalage humoristique, d’autant plus s’ il y a identification chez le spectateur. Le volume me permet d’exprimer le côté enfantin de ma personnalité. Ils sont réalisés avec des fils de fer, du papier, de la peinture, de la colle, des perles… bref tout ce qui a fait mon enfance.

 

Pour moi, les tableaux apparaissent comme un témoignage du passé, une nostalgie profonde face au temps qui passe et contre lequel on ne peut rien, où les couleurs sont effacées, alors que le volume témoigne d’une contemporalité  immédiate. La vie, la couleur, le mouvement, la gaieté…

 

 

 

 





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